La plus belle histoire de ma courte vie (part one)

Il est des histoires qui dès la première seconde marquent votre esprit et votre cœur pour le reste de votre vie. Vous ne savez pourquoi, vous ne savez comment, rien n’avait été prévu à l’avance et pourtant vous avez vécu une expérience unique forte en intensité mais indescriptible…

Une expérience incompréhensible pour votre esprit mais recevant une validation quasi immédiate de votre cœur sur ce qu’on peut déjà prénommer la plus belle histoire de votre vie.Je me prénomme Emmanuel, étudiant en D.U.T Technique de commercialisation à Dunkerque, 22 ans, sportif, métisse, longiligne, avec pour spécificité une touffe de cheveux digne des Jackson five (en attendant de pouvoir refaire des tresses)… Un mec cool plutôt sympa toujours prêt à rigoler.

 Toujours dans la tendance mais jamais dans la bonne direction, j’arpentai lors de ces années un style street wear (un peu fifty cent aussi swagg que Fabolous, mélangé aux styles des basketteurs d’and one sans les muscles bien sûr).

Afin que vous puissiez visionner plus facilement : Prenez un pantalon ample dans lequel vous pouvez insérer au moins 6 personnes et mettez-y juste une, optez pour un t-shirt qui fait quatre voir cinq fois la taille de vos vêtements initiaux et qui a pour but de cacher vos genoux. Ajoutez la fioriture qui fait toute la différence : une ceinture bling bling.

 La classe va jusqu’au bout des pieds : des chaussures avec une virgule prononcée connue du grand public, d’un blanc éclatant, avec la petite touche de style Newera New York, taille 7 ½, posé sur un durag en harmonie avec la couleur de la casquette et vous obtenez à peu prèsmon style …

Poussant le style à l’extrême lors de mes roadtrip et de mes aventures (c’est à dire à partir du moment où je quittais le domicile familial et que ma mère se trouvait dans un périmètre externe d’au moins 2 km…), j’ajoutai la touche un peu badboy, la boucle d’oreille, pardon, le «diam’s», la fameuse touche finale donnant à la personne Le style (Diam’s qui est par ailleurs après coup et mûres réflexions un bien de la gente féminine, un bijou de demoiselle …anyway).

J’étais ce qu’on appelait à l’époque, un «cain-ri» (définition pour les gens qui se demandent : cain-ri, c’est ricain à l’envers ; ajoutez-y amé au départ et vous comprendrez toutes les subtilités de notre langage complexe…), respectant par là un code vestimentaire urbain puisant son inspiration dans le style hip-hop américain, trop hype pour notre génération… beaucoup trop complexe et trop large pour nos parents …
Une tendance qui trouvait son public, ses fans, sa communauté et ses codes.

J’aimais ce style, son code, ses valeurs… mais j’aimais encore plus l’effet que ce courant vestimentaire pouvait déclencher sur la gente féminine (Ce n’était pas la raison principale mais l’effet de séduction dû à cette tendance était des plus agréables…) Loin de me prendre pour Jay-z, Nelly ou Talib Kweli, peut-être un peu Brian Mc Knight pour le côté lover, j’appréciais ce bon côté et jouissais avec plaisir de cet avantage.

J’étais un pur produit hip-hop bercé par Run DMC et Wu Tang, m’allaitant au prince de bel air, et dormant avec NTM, donc c’est tout naturellement que mes centres d’intérêts s’orientèrent vers la danse hip-hop et le rap. Des passions qui occupaient mes jours, mes nuits, mes heures de cours (pardon maman si tu lis ce texte…)

Persuadé d’être le futur Notorious B.I.G en un peu plus maigre, «je travaillais mes punch line à la  pointe de mon stylo afin qu’on m’appelle style et que le reste ne soit que démo» (lyrics ayant vécu, je la trouvai bien au moment où je l’avais trouvé lol…)

Accompagné de mon frère Kwasi brown, de mademoiselle Julie et de my man le seul et l’unique Djinn DD nous créions un groupe au potentiel énorme (c’est d’ailleurs toujours un potentiel).
Le groupe le plus connu de notre mp3, dont la notoriété dépassait les frontières de mon jardin : DNP (Initiales de Denrées Non Périssables, on avait de l’idée quand on était jeune).

Un nom plein de sens et de valeurs nous ayant demandé une longue réflexion (au moins trente secondes) et dont les initiales faisaient déjà rêver…
Bref revenons à la véritable histoire…

Un samedi comme tous les autres, mes acolytes et moi-même allions répéter afin de remporter le disque de bronze (c’est celui qu’on peut espérer quand on est loin du disque de platine)… J’étais loin de me douter que cette répétition allait bouleverser ma vie et tout mon petit monde…

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Chronique

Ex jeune célibataire... oh grand plaisir de ma mère L'amour n'en reste pas moins mon sujet de prédilection... Un sujet drôle, intense et complexe souvent teinté de passion Offrant des fous rires , occupant souvent nos pensées et laissant place à de nombreuses réflexions.

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