La boum : le premier slow part 2

Une boum c’est un peu comme un examen de philosophie : on a beau connaître toute la théorie, on reste toujours perplexe devant le sujet …  J’avais eu beau en parler avec tous les experts du sujet, c’est a dire mes amis, je n’en savais pas beaucoup plus.

Fort de ma réputation de garçon, j’assurai une attitude calme et sereine mais dans ma tête, c’était le « Collège fou fou fou » … plein de petits moi qui couraient dans tous les sens …
Inquiet, apeuré, plein de questions … Comment ça se passe ? A quelle heure on arrive? Comment on s’habille? Comment on danse?  Quel cadeau on fait (une bague, une voiture, des polly pockets, la statue de shiryu le chevalier du dragon). Mais la question qui revenait tout le temps, la question importante : comment on gère le processus du slow ?

Le week-end arriva sans que je me rende compte (pour une fois que les cours de Mr Verwaerde passaient vite, je n’allais pas me plaindre…) et la sentence de la boum me guettait…

J’avais pensé a quelques stratagèmes pour éviter la boum … Une envie pressante de voir ma grand mère, une envie folle d’aider ma mère dans ses tâches ménagères, nettoyer la voiture, simuler un mal de tête et même en tant qu’élève modèle, faire mes devoirs ( vous imaginez à quel point j’en étais arrivé).

Mais ma mère qui avait malheureusement un Master en astuces et mensonges s’aperçut rapidement de mes tentatives de subterfuge … et s’arrangea pour me pousser à y aller en usant de la meilleure technique du monde… Elle acheta le cadeau … Grrrr plus moyen de reculer, elle me mettait devant le fait accompli. Soit j’allais à la boum, soit je devais intégrer dans ma collection musicale le CD 2 titres des 2be3 et leur magnifique single ” partir un jour”…

Par respect pour Will Smith et Mc Hammer, mais aussi pour mon intégrité (et optionnellement parce que ma mère m’amena jusque devant chez marina) je me décidai à y aller…

J’étais ready, petit jean sexy, basket LA Gear pour qu’on puisse suivre mon super jeu de jambes de clubbers, et la touche fashion : le t-shirt air Jordan nouvelle collection acheté à Foot Locker le matin même …(on ne lésine pas sur les moyens pour la fête de Marina).

Au plus j’avançais, au plus ma gorge se resserrait, il faisait froid mais j’avais chaud … J’arrivai à la porte et je sonnai … La porte s’ouvrit…et apparut une magnifique demoiselle mix de Candy, princesse Sarah avec une touche de Lucile amour et rock’n’roll (Dans notre jeunesse on a toujours des références étranges…).

D’un grand sourire, elle m’invita à entrer au sein de sa demeure… La salle de danse principale (plus communément appelée le salon) est remplie… De ballons …
Comme prévu dans mes écrits en amont, les garçons étaient dans un coin de la salle et les filles dans l’autre ; je rejoignis mon clan… 

La boum suivait son cours.

Au bout d’une heure, la nourriture vint à manquer et les premiers effets du Banga se firent sentir … Les gens commencèrent à se déhancher sur les rythmes enflammés de Corona… Les filles mimaient dans un anglais parfait les paroles des World Aparts, les garçons personnalisaient le moonwalk et accentuaient le mouvement avec un cri viril qui rendit célèbre le King de la pop.

Jusque là, je m’en sortais pas mal, ayant travaillé la chorégraphie de Michael Jackson pour le mariage de tonton Jean… J’avais la côte auprès des demoiselles et le respect de mes amis… Que demander de plus … Tout se passait bien jusqu’au moment où le temps me rattrapa… Il était 16h30 ….il ne restait qu’une demi-heure et l’épreuve la plus difficile de la boum allait arriver…

The following two tabs change content below.

Chronique

Ex jeune célibataire... oh grand plaisir de ma mère L'amour n'en reste pas moins mon sujet de prédilection... Un sujet drôle, intense et complexe souvent teinté de passion Offrant des fous rires , occupant souvent nos pensées et laissant place à de nombreuses réflexions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.