La boum : le premier slow part 1

Me revoici parti dans mes souvenirs… lorsque mon esprit se pose sur mes pensées.
Des moments doux de ma jeunesse viennent se reformer…

Posons le cadre tout de suite, un contexte difficile… Michael Jackson était le king de la musique et de la danse, fondateur du moonwalk, un pas qu’on ne peut faire que si on est en chaussette sur un parquet glissant.

A la même époque, un autre Mickaël déchainait les foules et survolait les paniers, un phénomène à qui je voulais ressembler, du moins pour sa détente et sa pose décontractée sur les maillots …
Un autre et étrange phénomène encore incompréhensible à mes yeux aujourd’hui faisait son apparition avec son lot de surprises : les boys band…
Des gars tout bronzés, cheveux au vent, huilés à bloc comme pour mettre en valeur leurs 8 abdominaux saillants (oui oui, je les ai bien comptés parce que je ne les trouvais pas chez moi).
Ces supermans faisaient leurs apparitions et amenaient la gente féminine à avoir des réactions démesurées (à mon goût et celui de la plupart de mes amis).
Parker Lewis ne perdait jamais… il n’y avait pas de bioman noir, Seyar améliorait ses météores de pégase et moi je découvrais les joies de l’acné (j’extrapole, j’avais un bouton…)

Je suis en Cm2, Nike air Uarash aux pieds, Jogging adidas, coupe du prince de bel air… une future star … (comme c’est mon histoire j’ai décidé de faire de l’autopromotion)
Avec un seul point faible dans le look… une enclume sur mon dos… ma mère appelait ça un cartable, moi un calvaire… un ustensile de torture énorme, lourd, gros, en cuir (histoire qu’il dure longtemps) fâché avec la mode et qui me vaudra une scoliose quand je serai vieux …

Un look d’enfer qui ne me préparait en rien à vivre l’une des plus grandes étapes de ma vie … La boum.

Cette fête où les garçons et les filles se retrouvent dans la même pièce, où chacun se tient au plus loin du sexe opposé (à part pour aller chercher les bonbons et les boissons placés sur la table…) et où le but est de savoir combien de morceaux de gâteau au chocolat tu peux manger en l’espace de deux heures sans avoir trop mal au ventre…

Une fête où le Dj s’appelle Fabien, Manu, Audrey, Cédric, Malika, sachant que chacun ramène son album ou son cd 2titres fétiche (n’est-ce pas nourdine) pour pouvoir imiter ou effectuer la chorégraphie de 15 sc de son artiste préféré apprise durant des heures devant la télé.

Mais une fête qui est aussi un moment de stress intense où chacun redoute le moment fatidique et cruel … THE MOMENT… le slow… Une danse bizarre où l’on tourne en rond à deux et où l’on se tient comme si on se faisait un câlin… Une danse où il est important de regarder par terre afin de ne pas écraser les pieds de la demoiselle vous enlaçant. (Avouez que mon excuse est bonne…)

Marina m’invita à sa boum… je reçus un carton d’invitation… le samedi 23 octobre de 14h à 17h… Une fête privée où toute ma classe était invitée. Elle prit le temps de m’expliquer où elle habitait (elle avait surement omis qu’il y avait une rue qui séparait nos maisons et que nos parents se connaissaient…). Elle termina la conversation en me disant que ça lui ferait plaisir de me voir à sa fête et qu’on pourrait peut-être, par la même occasion, danser ensemble…

Danser ensemble… Danser ensemble… hmm

Danser ensemble chez un garçon a une définition assez simple … ça équivaut à bouger comme des fous sur le titre «i like to move it» de Real 2 Real, donc jusque là, pas de souci. Mais pour une fille, c’est une toute autre histoire… Pour elles, danser ensemble lors d’une boum représente LE SLOW … Cette coutume étrange et envoûtante où la plupart des garçons ont très chaud comme après un match de foot sauf qu’ils n’y ont pas encore joué, cette danse machiavélique où leurs têtes se tordent dans tous les sens …un peu comme les zombies dans thriller…

je réalisais tout doucement ce qu’il venait de se produire et j’en perdis mon goûter (un fabuleux sandwich beurre Nutella).

Nous étions le jeudi 21 octobre il était 15h35… Le compte à rebours venait de commencer…

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Chronique

Ex jeune célibataire... oh grand plaisir de ma mère L'amour n'en reste pas moins mon sujet de prédilection... Un sujet drôle, intense et complexe souvent teinté de passion Offrant des fous rires , occupant souvent nos pensées et laissant place à de nombreuses réflexions.

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